Déclaration aux candidats engagés dans la campagne aux élections municipales

L’association (1) « les oubliés de la canicule 72 » se doit d’alerter les candidats aux élections municipales et les propriétaires des maisons construites sur un sol argileux qui se fissurent.
La Sarthe a été très sévèrement touchée (2) par l’intensité des épisodes sécheresse-réhydratation des sols, ces dernières années. Pour 2018 à titre d’exemple, 30 communes ont fait une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle. En 2019 c’est 65 mairies. Plus du double ! Le phénomène s’amplifie. Les sinistres apparus sur les habitations sont considérables et s’aggravent de jour en jour.


Le désarroi des familles touchées exige dans certains cas, une assistance d’urgence. Ces familles se retrouvent totalement démunies face à l’ampleur des dégâts apparents sur leur patrimoine et doivent pour certaines continuer d’honorer des crédits immobiliers sur plusieurs années pour un bien d’une valeur amoindrie, voire nulle. Pour d’autres se trouvant sous le coup d’un arrêté municipal de péril, elles doivent en plus débourser un loyer supplémentaire pour se reloger.
Aujourd’hui la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en Sarthe pour toutes les communes sinistrées est une nécessité et une priorité afin d’obtenir indemnisations et réparations adaptées aux sinistres. Alors que de nombreux départements l’ont acquis.
Notre association a obtenu la satisfaction de certaines revendications auprès de M. Le Préfet grâce au soutien du Conseil départemental, de tous les Parlementaires sarthois et de l’Association des Maires. Nous sommes sollicités à appuyer les dossiers des sinistrés en contactant les mairies, à participer à des commissions préfectorales à ce sujet et faire des points réguliers, études techniques (BRGM) …


Après le refus des recours gracieux, nous allons intenter une action contentieuse en référé.
Pour actualité, les sénateurs ont fait une proposition de loi sur les catastrophes naturelles en novembre dernier qui sera défendu le 25 mars prochain à l’Assemblée nationale. Nous attendons une réponse concrète aux solutions précisées le 13 février par M. le Ministre de l’Action et des Comptes Publics.
« Les oubliés de la canicule 72 » s’interrogent et revendiquent des actions gouvernementales appropriées et pérennes face aux conséquences « retrait-gonflement » des maisons construites sur veines ou sols argileux.
Maires et Conseillers municipaux sont en première ligne (mission d’information Had-hoc)

Aussi nous interpellons tous les candidats à se mobiliser et à être très vigilants face à l’ampleur de ce désastre qui va empirer dans les années à venir.

(1) Section sarthoise constituée en novembre 2019 ; groupement initié par les oubliés de la canicule du Jura en 2003
(2) 34 arrêtés préfectoraux pour restreindre l’usage de l’eau publiés en Sarthe depuis juin 2017

Maison des associations, Les oubliés de la canicule 72 – boîte n°14, 4 rue d’Arcole, 72100 Le Mans
Site Internet : www.lesoubliesdelacanicule.fr
Page Facebook : les oubliés de la canicule 72


La première réunion de l’association

le 17 octobre 2019 à Le Bailleul

Cette première réunion qui s’est tenue à Le Bailleul, a tenu ses promesses, par :

– La présence de 111 personnes à une heure du Mans (un soir de la semaine). La réunion a été annoncé seulement 72h à l’avance.
– La qualité des échanges et la pertinence des décisions prises.
Déroulement :
– Intervention de Madame Sylvie Talmont, députée de la 4ème circonscription de la Sarthe
– Intervention de Monsieur Eric David, maire de Le Bailleul
– Intervention de Monsieur Mohamed BENYAHIA, référent de l’association “Les oubliés de la canicule 72“
– Prise de parole des sinistrés présents qui ont décrit leur situation, exprimé leur désarroi et affirmé leur mobilisation.
Décisions adoptées à l’unanimité :
– Le texte d’appel aux soutiens ci-joint,
– L’envoie d’une délégation au congrès de l’association des maires de la Sarthe qui se tient samedi 19 octobre à Arnage
– L’organisation d’une assemblée générale de l’association

Urbanisme : les éoliennes et les sols argileux s’invitent au débat sur le PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal)

Soixante-quinze personnes, dont une quinzaine d’élus, assistaient jeudi soir à la réunion publique organisée dans le cadre de l’élaboration du futur Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). Après un rappel des étapes précédentes et la présentation des grandes composantes de ce futur document d’urbanisme, la parole a été donnée au public.

Le sujet des éoliennes a été le premier thème abordé. Plusieurs personnes ont souligné la contradiction entre la volonté de préserver les paysages, stipulé dans le PLUi, et les érections d’éoliennes qui vont à l’encontre de cette préoccupation. Sébastien Jousse, le directeur du service urbanisme du Pays fléchois, a indiqué que, « les éoliennes ne sont plus soumises au permis de construire. Leurs implantations échappent aux municipalités. Les autorisations sont délivrées directement par l’État qui s’appuie sur un schéma régional éolien « . Et le technicien de préciser :  » Elles peuvent être implantées en zones agricoles et naturelles «  Le cas se présente sur le secteur de La Garennes des Saars, au nord de La Flèche ( communes concernées : Clermont, Bousse, Ligron). Des opposants au projet ont fait entendre leur voix. Un collectif est d’ailleurs en passe de voir le jour.

Maisons fissurées

L’autre grand sujet qui a alimenté le débat est d’ordre géologique. Une clermontoise impactée par retrait-gonflement du sol argileux sous sa maison estime  » qu’il faut prendre en compte la nature du sol «  avant d’autoriser une construction. Sébastien Jousse lui a répondu :  » L’étude de sol est préconisée mais pas imposée ; le constructeur doit le conseiller à son client. « 

Guy-Michel Chauveau maire, de La Flèche et président de la communauté de communes, en a profité pour rappeler :  » Tous ceux qui sont confrontés à ce problème doivent faire une déclaration en mairie qui collectera et transmettra les dossiers à L’État. »

( Des échanges entre le public et des élus ont eu lieu en deuxième partie de réunion )